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55 Brouillons |
  
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Ce numérose propose de débrouiller la notion de brouillon en l’éclairant du point de vue théorique tant par le biais de l’histoire de la notion et de ses acceptions que par celui des nombreux champs d’études en présence (J.-C. Chabanne, C. Docquet-Lacoste). Les analyses de réécritures permettent de mesurer à quel point le brouillon peut parfois devenir contre-productif (Darras). Ce que disent de leurs pratiques les élèves (F. Darras et I. Delcambre) et les étudiants (I. Delcambre), ou encore les analyses de « brouillons » conduisent aussi à se méfier de toute prescription simplificatrice et réductrice. Les propositions de travail tentent donc, ici, de prendre en compte la complexité et la diversité des brouillons : brouillon oral/écrit, individuel/collectif, sur transparent/sur feuille A3/sur ordinateur, avec des couleurs des chiffres, des flèches, des phrases ou des mots ; réécritures ponctuelles, partielles, écrits intermédiaires… En enseignement spécialisé (P. Heems), au collège (M.-M. Cauterman, C. Charlet, S. Michieletto) et au lycée (F. Le Goff, C. Mercier).
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|  | Les écrits « intermédiaires » au-delà du brouillon J.-C. Chabanne 7
Le brouillon qui tue F. Darras 21
« Monsieur, je peux demander la publication ? » C. Charlet 31
Brouillons et apprentissage de la dissertation en classe de seconde C. Mercier 45
La question du support dans les apprentissages : le cas du « Grand Brouillon » F. Le Goff 65
Clarifier, embrouiller, inventer, brouillonner C. Doquet 89
Brouillons, brouillard, brouilles et débrouille P. Heems 101
Insupportable brouillon ? S. Michieletto 109
Les étudiants et la réécriture I. Delcambre 125
Le groupe, le déluge et le transparent M.-M. Cauterman 145
Ce qu’ils font et ce qu’ils en disent F. Darras, I. Delcambre 169
Des nouvelles du livre pour la jeunesse : fille ou garçon ? É. Vlieghe 205 |
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|  | Tout est bon dans le brouillon. En 1989, l’éditorial du numéro 11 de Recherches, intitulé Brouillons, ratures, notait déjà l’existence de ce « leitmotiv pédagogique de l’enseignant de français : “Il faut faire un brouillon” […] affirmé sur le mode de l’évidence ». C’est que le brouillon, tout brouillon qu’il soit, est un objet étrangement rassurant et consensuel. Il est convoqué dans des discours axiologiquement opposés, qui s’entendent cependant pour poser l’importance du brouillon, tout en justifiant cette nécessité sur des principes très divers. Les programmes de collège de 2008, qui revendiquent des positions pédagogiques traditionnelles posent ainsi la nécessité du brouillon de la 6e à la 3e, mais les programmes de primaire de 2002, qui se voulaient pédagogiquement innovants, considéraient également le brouillon comme un outil indispensable. Dans le discours traditionnel, le brouillon est le signe du bon élève, celui qui connait la différence entre le sale et le propre, qui montre qu’il a bien travaillé par des traces objectives, qui a des pratiques d’expert – que le professeur n’a pas eu besoin de lui enseigner, ce qui souligne sa belle autonomie –, qui a réfléchi avant d’agir et a su prendre en compte les consignes au lieu de n’en faire qu’à sa tête. Ces trente dernières années, le brouillon, objet de réflexion de la didactique de l’écriture, s’est trouvé au confluent de champs d’études aussi variés que la génétique textuelle – avec la mise en exergue des « brouillons » d’écrivains – ou la psychologie cognitive – avec notamment la prise en compte des travaux de Hayes et Flowers. Mais lorsqu’il est devenu objet d’enseignement [...] |
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| Articles en ligne (extraits) |
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| « Monsieur, je peux demander la publication ? » |
| Insupportable brouillon ? |
| Ce qu’ils font et ce qu’ils en disent |
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